Quelques
belles photos
|
Compte rendu. Fête Ancestral de Samain à Fareilles 2008. C’est une quarantaine de personnes qui à différents moments
de la journée du 11 novembre ont célébré à Fareilles la très ancienne fête
Celtique de Samain. L’association Ancestral organisatrice de cette célébration
entend honorer tout au long de l’année
les principales fêtent celtiques gauloises. Dans l’objectif de revitaliser poétiquement des fêtes liées
à la nature et ainsi modestement résister ainsi à une certaine pauvreté
symbolique actuelle. Cette fête archaïque très ancienne est plus connue
aujourd’hui chez nous comme la Toussaint chrétienne ou l’halloween
anglo-saxonne. Mais, d’après les études autour du calendrier luni-solaire
gaulois de Coligny (Musée archéologique de Lyon) la fête de Samain tombe
cette année le 11 novembre. Le petit hameau de Fareilles a donc entendu résonner en
cette journée la trompe qui annonçait le rituel de cercle celtique pour cette
fête particulière qui ouvre pour cette tradition le début de la nouvelle année,
plus exactement le début de la période dite : Saison sombre ou froide. Lié à la course du soleil tout au long du cycle de l’année,
les fêtes celtiques s’ajustent aux différents temps agricoles. Temps du repos et de l’hiver, la
Samain gauloise ouvre une période inquiétante, la mort de l’été et du soleil,
symbolisée comme une fermeture de l’année écoulée et l’ouverture de l’année
future avec pour perspective une renaissance d’un jeune soleil. Pour les
Celtes cette période de quelques jours après cette fête est un moment où les
hommes ont accès à l’"Autre monde" parce que l’éternité
pénètre le temps et en suspend son cours. Dans la mythologie irlandaise, le jour où
la race des hommes triompha de la race des dieux marque la fin cette période
mythique où le surnaturel était maître incontesté de la terre, et le début
d’une période nouvelle ou les hommes et les dieux cohabitent sur ce même pays.
(5000 à 3000 ans avant notre ère, époque des mégalithiques) La
puissance des dieux vaincus restait non négligeable : maîtres de la
fertilité du sol, ils pouvaient réduire les hommes à merci en leur refusant les
produits alimentaires. A cette
époque mythique fut établie une charte qui précisait le partage en deux parts
égales : les Tuatha dê Danann reçurent la moitié inférieure du monde, le
sous-sol, les hommes fils de Mil reçurent la moitié supérieure, la surface. C’est
ainsi que les dieux, rentrant dans le sol, prirent possession de ces tertres,
tumuli préhistoriques ou monticules naturels, où le Celte, et encore
aujourd’hui le paysan irlandais reconnaît les résidences des fées et des
génies : « L’ Autre Monde ». Demeures
naturelles où habitent, des forces spirituelles, des dieux et les démons (les
‘Fomôir’ Celtiques ) du sauvage et de la fertilité. La
résidence souterraine d’un dieu particulier est appelée Sîd, c’est ainsi que
les tertres et les grottes et les eaux profondes appartiennent aux différents
dieux, tel Sîd est la demeure de « Lug », tel autre attribué à
« Ogma » et tel autre encore à « Cernunnos » le magicien
cornu, dieu de la régénération de la vie. C’est donc par le rituel ancestral
de la « Porte de Terre », que les participants ont ouvert symboliquement
le chemin qui conduit vers le
Sîd, vers « L’Autre Monde ».
Après avoir sous la houlette de deux poètes
présent ce jour là, invoqué les quatre directions
de l’espace et
les trois mouvements dynamiques de la
triade celtique, dans l’objectif d’honorer la terre mère, la nature, le vivant dans son ensemble, mais plus
particulièrement, les Ancêtres. Une dédicace particulière fut faite pour le souvenir, les mânes des combattants de la grande guerre qui en ce jour là, étaient en concordance des temps avec cette fête Celtique. Enfin toute célébration et cénacle de tradition gauloise ne pouvant se passer d’agape, c’est donc également autour d’un bon repas que se clôturait cette célébration. Car comme l’écrivait le poète Gaston Couté en 1897 : Les vieux
Gaulois, nos joyeux frères, Pour se
reposer des combats Faisaient en leurs sombres repaires
Les plus
gais festins d’ici bas. Article du journal la
Montagne/centreFrance |

A l'exemple de la tradition, toutes ces activités sont gratuites.
Rappel - A savoir également : La démarche se veut insolite, paradoxale, expérimentale, moderne, et surtout artistique et poétique mais surtout amicale; dans une volonté d’offrir des thèmes archaïques et mythologiques anciens pour enrichir l’imaginaire d’aujourd’hui et de participer à l'activité culturelle rurale de notre petite patrie.
Nos activités ne s'incrivent dans aucune forme de religion, captation tarifée, thérapie inprovisée ou autres balivernes et croyances déraisonnables.
En résumé, nous nous proposons d'être modestement une forme de résistance culturelle à la mondialisation commerciale des esprits.